Nos autres sites

  • Lyxor ETF

    Pionnier sur le marché des ETF depuis 2001, Lyxor est l'un des premiers fournisseurs d'ETF en Europe, offrant aux investisseurs plus de 220 façons d'explorer les marchés.
  • Lyxor FUNDS

    Le site Lyxorfunds vous permet d’en savoir plus sur la gamme de fonds Lyxor, leur documentation, ainsi que sur les actualités de marché et celles de nos produits.
  • MYLyxor MAP

    Le site MyLyxorMAP est dédié à la plate-forme de comptes gérés Lyxor (MAP). Il donne accès à une gamme complète de comptes gérés, offrant transparence, liquidité et gestion des risques indépendante. Ce site peut également inclure d'autres fonds gérés par Lyxor.
  • Lyxor JAPON

    Retrouvez plus d’informations sur la société Lyxor Asset Management Japan Co. Ltd., ses fonds nationaux et les informations générales sur Lyxor en japonais.
  • Lyxor EN ALLEMAGNE

    Retrouvez plus d’informations sur Lyxor International Asset Management Deutschland, née du rapprochement des activités de Lyxor en Allemagne et des activités de gestion d’actifs du pôle EMC Commerzbank.
Date
Catégorie
Recherche

La diversité des réactions au virus crée une dispersion entre économies et marchés

Premier paragraphe

L'épidémie semble désormais contenue, ou sur le point de l’être, dans la majorité des pays développés. En revanche, les risques de deuxième vague et de poursuite des contaminations dans les pays émergents demeurent importants. Il est toutefois probable que le creux économique soit derrière nous, la plupart des pays procédant maintenant à un déconfinement progressif. Le véritable impact économique direct du virus commence à émerger dans les chiffres, mais l’incertitude reste grande en ce qui concerne la trajectoire de la reprise (nous prévoyons un rebond significatif d’ici fin mai et en juin, suivi d’un redressement laborieux jusqu'à 2021).

Image détail
La diversité des réactions au virus crée une dispersion entre économies et marchés
Contenu

Les mesures prises pour endiguer l'épidémie ont été très diverses, tant en matière de niveaux de préparation, que de calendrier et d’ampleur des confinements. De nombreux pays ont fait le choix de quarantaines strictes, mais coûteuses (comme dans la province de Hubei), tandis que d’autres ont essayé d'équilibrer les conséquences économiques et sanitaires, avec un impact économique plus modéré, mais également plus long (comme les États-Unis). Une troisième voie était possible, basée sur des dépistages massifs et le traçage des contacts, qui semble avoir eu les meilleurs résultats (comme en Corée du Sud), tout en nécessitant à la fois de la préparation, des équipements adéquats et une grande réactivité. Les réactions des autorités monétaires et budgétaires ont également été variées aussi bien en termes de taille que d'orientation politique. Ces réponses donnent (et donneront) lieu à des écarts de performance entre les économies et les marchés.
 
Alors que la plupart des indicateurs économiques traditionnels ne permettent pas de refléter à temps l’ampleur des fluctuations de croissance des pays, les données plus instantanées (telles que la consommation de charbon et d'électricité, le trafic routier/aérien ou les rapports sur la mobilité) offrent davantage de fiabilité. Il nous semble que l’évaluation de l’activité via les smartphones offre une perspective particulièrement utile. Celle-ci révèle que dans l’UE, l’activité est inférieure d'environ 25% à son rythme de croisière après un creux à -55% début avril. L’Allemagne, le Danemark et l’Autriche sont à environ 15% du niveau normal, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni à encore 40%, et la France se situe désormais au milieu. Aux États-Unis, l’activité est inférieure de près de 20% à la normale. En Asie, on constate d’importantes disparités : si l’activité est presque redevenue normale en Corée du Sud, à Hong Kong et à Taïwan, elle est encore inférieure de 45% au niveau habituel en Inde et à Singapour, par exemple.
 
Avec la normalisation de la volatilité et des conditions de trading, la dynamique s’essouffle sur la plupart des marchés et les opérateurs portent une plus grande attention aux fondamentaux. Les positions directionnelles présentent également un moindre intérêt. La majorité des gérants Global Macro ont cherché à tirer parti du rebond des obligations, mais privilégient désormais de plus en plus les positionnements relatifs visant à saisir les divergences entre les économies et les marchés. Si, selon eux, il est reste encore difficile d'évaluer l’impact et la contribution aux mouvements de marché des différentes mesures de relance, des opportunités d’arbitrage existent au niveau des taux et des devises. Les marchés des changes, notamment, ont subi une volatilité relative moins importante et sont ceux où les ajustements devraient être les plus marqués, en particulier dans les pays émergents.
 
Il est intéressant de constater que les gérants Macro renforcent au sein de leurs expositions cœurs des thèmes séculaires que l'épidémie a probablement accéléré, comme le cloud computing, les énergies renouvelables, la robotique.
 
En règle générale, les inflexions macro majeures pénalisent initialement les approches top-down. Les modèles Macro systématiques, en particulier, ont d’abord été mis en difficulté, s’appuyant sur des statistiques économiques qui ont tardé à refléter la réalité de l’épidémie. Cependant, une plus forte volatilité économique et davantage de différenciation ont tendance à créer des périodes très propices à l'alpha pour les stratégies Global Macro, avec plus de risques mais aussi plus d'opportunités. La diminution des corrélations entre les performances des gérants Macro est peut-être d’ailleurs déjà en train de signaler une plus grande profondeur des opportunités d'investissement.

TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT