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Optimisme des hedge funds quant au Brexit, prudence sur l'économie britannique

Premier paragraphe

Les marchés britanniques sont traversés par un ensemble complexe de facteurs macro-économiques interconnectés, en particulier l'issue des négociations sur le Brexit, la conjoncture économique du pays, les réponses des autorités au Covid-19 et à l’incertitude liés à la sortie de l'UE.

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Optimisme des hedge funds quant au Brexit, prudence sur l'économie britannique
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De plus, les actions britanniques sont inégalement affectées par la demande extérieure, qui se conjugue aux tendances de la livre sterling : la moitié des actions de l'indice FTSE 350 génèrent l'essentiel de leurs revenus sur le marché intérieur, tandis que la moitié de celles qui composent le FTSE 100 dépendent de recettes réalisées aux États-Unis et en Asie, avec un autre quart tributaire de l’activité dans l'UE et les marchés émergents. Les gérants exposés au marché britannique doivent donc prendre en considération de multiples scénarios en plus de leur analyse bottom-up des sociétés.

Après sa chute record au 2e trimestre, le PIB du Royaume-Uni s'est bien redressé. La maîtrise du virus à la suite du confinement a permis à la plupart des entreprises de redémarrer leur activité, favorisant un rebond particulièrement prononcé du commerce de détail. La croissance du PIB pour le 3e trimestre en glissement trimestriel devrait donc être solide. Toutefois, le rebond s'essoufflant progressivement, la progression commence à être moins marquée comme le suggèrent les indicateurs en temps réel. En outre, alors qu'une deuxième vague de coronavirus commence à frapper l'ensemble de l'Europe et pourrait toucher les États-Unis, le durcissement des mesures de restriction sanitaires semble probable et les risques économiques pour le 4e trimestre sont clairement baissiers.
 
Parallèlement, la tactique audacieuse déployée par Londres pour modifier les aspects de l'accord de retrait relatifs au statut de l'Irlande du Nord (destinés à maintenir l'alignement de cette dernière avec les normes et les réglementations européennes) a failli faire échouer les discussions avec l'UE en septembre, risquant d’aboutir à une sortie sans accord (« no deal ») cette année, et soumettant les échanges aux règles de l'OMC. Depuis, les négociations ont repris, malgré la défiance mutuelle. Même si les principaux sujets sensibles demeurent non résolus (règles de concurrence équitable, mise en application, et droits de pêche), les deux parties œuvrent à parvenir à une entente.
 
Aucune ne souhaite en effet qu'un choc économique supplémentaire s'ajoute à celui du Covid. La relation du Royaume-Uni avec la Chine s'est dégradée à cause de la question de Hong-Kong, et Londres est en relative position de faiblesses dans ses négociations avec ses principaux partenaires commerciaux. Par ailleurs, le parti de Boris Johnson est sous pression pour les perturbations commerciales restent surmontables. Si la probabilité d'un accord complet semble très faible, le pragmatisme pourrait prévaloir avec une entente partielle entre Londres et Bruxelles, peut-être d'ici novembre, sur le modèle de l'accord commercial entre l'UE et le Canada, qui couvre essentiellement les échanges de marchandises. Les négociations relatives aux autres aspects, comme les services financiers par exemple, se poursuivraient alors en 2021 et au-delà. Ce deuxième scénario réserverait probablement de nouvelles périodes de tensions autour des sujets à négocier en 2021, mais les perturbations initiales resteraient gérables.
Si les deux parties ne trouvent pas de terrain d'entente, la situation de « no deal » ne serait pas forcément définitive. Il serait en effet fort probable que les négociations entre le Royaume-Uni et l'UE reprennent par la suite.
 
Cette probabilité qu'un accord commercial (même partiel) finisse par être trouvé entre les deux parties explique probablement l'augmentation substantielle des expositions des gérants britanniques ces derniers mois. Une analyse détaillée des sensibilités de marché révèle que ces renforcements d'exposition ont concerné en premier lieu les actions et les sous-secteurs les plus à risque d'un Brexit désordonné. Pour autant, la confiance des gérants quant à l'issue du Brexit ne les rend pas plus enthousiastes vis-à-vis de l'économie britannique. Ces derniers ont en effet accru leur allocation aux actions peu sensibles à l'activité économique du Royaume-Uni. Si certains gérants ont pris des paris très marqués sur une issue favorable du Brexit, la majorité ont un positionnement plus équilibré.

Dans l'ensemble, cet optimisme à l'égard du Brexit et cette prudence vis-à-vis de l'économie britannique, a porté ses fruits et permis aux gérants de générer un alpha continu au cours des derniers mois. La faible corrélation entre actions et la dispersion toujours élevée des cours ont également soutenu l'environnement d’alpha.
 

 

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