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Pourquoi l'appétit pour le risque reste favorable ?

Premier paragraphe

Deux facteurs nous semblent pouvoir expliquer la nouvelle hausse des marchés ce mois-ci.

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Pourquoi l'appétit pour le risque reste favorable ?
Contenu

Deux facteurs nous semblent pouvoir expliquer la nouvelle hausse des marchés ce mois-ci. Tout d’abord, un certain apaisement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, avec, notamment, le report sine die des hausses de droits de douane devant initialement intervenir le 1er mars. Mais surtout, ce qui a rassuré les investisseurs, c’est la diffusion d’un discours accommodant par l’ensemble des banques centrales. Après le volte face en janvier de J. Powell, gouverneur de la Fed, la BCE et la Banque du Japon ont fait comprendre au marché qu’elles infléchiraient leur politique afin de contrer les risques baissiers pesant sur la croissance. De nouveaux refinancements long terme (TLTRO) pour les banques européennes ont été évoqués par la BCE, alors que la BoJ a assuré qu’elle maintiendrait ses achats d’ETFs. Le risque d’un durcissement monétaire excessif qui aurait pu peser sur la croissance, est donc, pour l’instant, écarté.


Tout ceci a permis aux actifs dit risqués, de violemment rebondir depuis le début de l’année (plus de 10% pour le MSCI World). Le S&P américain a ainsi effacé la quasi intégralité de ses pertes de décembre. En conséquence les valorisations de ces marchés, sont revenues à des niveaux parfaitement en ligne avec leurs moyennes historiques. La question qui se pose donc maintenant, est de savoir si, au vu d’une croissance qui s’affiche comme en retrait au regard de ce qui avait été enregistré en 2018, il reste une marge de progression aux actions.


Pour l’instant, le principal risque baissier, nous semble être d’ordre technique, avec des niveaux surachetés à court terme. Après la forte hausse de janvier et de février, une consolidation serait ainsi bienvenue. Dur donc d’aller au-delà d’une neutralité bienveillante sur les actions pour l’instant. A plus long terme toutefois, il nous semble qu’une marge de progression est encore possible. En effet, le rebond s’est effectué dans des volumes atones. Les dernières données Morningstar montrent ainsi que les flux sont restés faibles sur les actions (notamment aux Etats-Unis et en Europe), alors, qu’à l’inverse, les valeurs refuge type obligations souveraines ont continué d’attirer les investisseurs. La plupart des intervenants restent donc sous-investis. Dur, dans ces conditions, de parler de complaisance.


Il est vrai que pour l’instant, les données économiques restent mitigées. Outre-Atlantique, leur interprétation reste d’ailleurs difficile en raison du « shutdown ». Quelques surprises positives sont néanmoins à noter. Avec +2,6% en rythme trimestriel annualisé, la première estimation de croissance du PIB américain au T4 a ainsi surpris à la hausse, certes grâce à une hausse des stocks, mais aussi du fait d’une consommation et d’un investissement des entreprises résilients. En Europe, le momentum a été un peu moins positif, mais la détérioration des indicateurs avancés a été moins marquée que précédemment. Tout ceci pourrait suggérer un raffermissement de la croissance au cours des prochains mois, raffermissement qui pourrait soutenir non seulement les actions, mais aussi le crédit à haut rendement