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Quelles perspectives pour 2019 après une année difficile

Premier paragraphe

2018 aura été la pire année sur les marchés financiers depuis la grande crise de 2008.

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Quelles perspectives pour 2019 après une année difficile
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2018 aura été la pire année sur les marchés financiers depuis la grande crise de 2008. En effet, la performance a été uniformément négative non seulement sur les actions, mais sur l’ensemble des classes d’actifs. Si les actions mondiales se sont certes inscrites en forte baisse (-9.1% pour le MSCI World), c’est bien l’absence de valeurs refuges qui a particulièrement fait souffrir les portefeuilles diversifiés. Les obligations souveraines ont, au mieux, posté une performance atone, voire, affiché des pertes, comme cela a été le cas pour les Treasuries américains (-1.6%). L’or, pour sa part, a reculé de près de 2% l’année dernière, dans un contexte très défavorable pour les matières premières (-24.8% pour le pétrole et -20.3% pour le cuivre).

L’année avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue, avec des marchés action en surchauffe et un momentum de croissance très largement supérieur au potentiel, tiré notamment par de larges baisses d’impôts aux Etats-Unis. L’euphorie n’aura malheureusement été que de courte durée, le marché se retournant brutalement le 26 janvier, cette date signant d’ailleurs le point haut des marchés action mondiaux pour l’année. Le risque d’une accélération plus importante que prévue des salaires (et donc de l’inflation), aux Etats-Unis, a été le point de départ d’un violent ajustement des marchés, mouvement qui a été amplifié par des ajustements techniques liés à la couverture de postions vendeuses sur la volatilité.

Jusqu’à la mi-novembre, le reste de l’année a été marqué par une divergence notable entre les Etats-Unis et le reste du monde. La croissance outre-Atlantique est restée soutenue par une demande interne dynamique et des résultats d’entreprise qui ont atteint des points hauts historiques, avec une progression des bénéfices de l’ordre de +20%. Sans surprise, la Fed a maintenu le cap de la normalisation monétaire, relevant ses taux directeurs de 25 points de base une fois par trimestre, le taux des Fed Funds atteignant 2.5% en fin d’année. Tout ceci a permis au marché action américain de tirer son épingle du jeu. En revanche, la hausse des taux et le raffermissement du dollar ont très fortement pesé sur les marchés émergents (-12.3% en 2018), ces derniers souffrant aussi de la crise en Turquie et en Argentine, avec des devises en chute libre (près de -50 % !). L’Europe (-14.3% pour l’Eurostoxx 50 et-10.9% pour le CAC 40), a été pénalisée non seulement par un tassement de l’activité, mais aussi par la résurgence d’incertitudes politiques avec le débat autour du Brexit et les risques de dérapages budgétaires en Italie et en France.

A partir de la mi-novembre toutefois, la surperformance américaine a brutalement pris fin. Quelques indicateurs économiques, notamment dans le secteur immobilier ou manufacturier se sont tassés, et les craintes d’un enlisement du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine ont pesé sur le sentiment des investisseurs, qui se sont brutalement détournés des valeurs technologiques. Par ailleurs, l’inversion de la courbe des taux sur sa partie 2-5 ans a alimenté les craintes d’une récession en 2019. Les actions américaines ont ainsi rejoint les autres indices mondiaux, reculant de plus de 15% en trois semaines. Encore une fois, la protection offerte par les valeurs refuges est restée anecdotique, les obligations souveraines de maturité 10 ans (Treasuries) ne progressant que de 0.5% sur la même période.

Sur une note plus positive, la baisse des marchés actions a rendu certains marchés plus attrayants en termes de valorisations. Les multiples sont ainsi passés en dessous de leur moyenne historique sur les marchés émergents et en Europe, mais aussi aux Etats Unis, laissant ainsi présager un rebond des marchés courant 2019. A court terme toutefois, il est encore difficile d’identifier des catalystes positifs et nous préférons rester prudents. Gardons en tête qu’aux Etats-Unis, le marché directeur mondial, le cash rapporte aujourd’hui 2.5%. Il faudra donc des arguments solides pour convaincre les investisseurs locaux d’augmenter leur exposition aux actifs risqués.

En effet, les craintes d’une récession aux Etats-Unis nous semblent exagérées, ne serait-ce que parce que la consommation, qui représente 70% du PIB est solide. Néanmoins, les indicateurs économiques, devraient effectivement marquer le pas au cours du premier trimestre. Du côté des entreprises, l’incertitude restera importante jusqu’au 1er mars, la date butoir pour les discussions entre les Etats-Unis et la Chine. Tout ceci pourrait peser sur les décisions d’investissement des entreprises et sur leurs perspectives de bénéfices. Des déceptions sont donc à craindre lors de la prochaine saison de publication des résultats. Ailleurs dans le monde, la croissance marque aussi le pas : en Chine, des mesures de relance additionnelles seront nécessaires pour atténuer le ralentissement ; et en Europe, l’Italie et la France sont à la traîne alors que le Brexit pèse sur le Royaume-Uni. Dans ce contexte, 2019 ne semble pas s’ouvrir sous les meilleurs auspices, la patience restant de mise à court terme.