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Regarder au-delà des risques de correction à court terme

Premier paragraphe

La hausse des marchés action s’est tassée en mars, avec une progression de « seulement » 1.05% pour le MSCI world (2.1% pour le CAC 40 et 1.8% pour le S&P 500).

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Regarder au-delà des risques de correction à court terme
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La hausse des marchés action s’est tassée en mars, avec une progression de « seulement » 1.05% pour le MSCI world (2.1% pour le CAC 40 et 1.8% pour le S&P 500). Après un début d’année en fanfare – le MSCI World s’était adjugé une hausse de 10,7% à fin février – cet essoufflement n’est en rien étonnant, d’autant qu’il s’est accompagné d’un retour des craintes sur la pérennité de la croissance. En effet, alors que les données économiques avaient assez nettement surpris à la hausse en zone euro, laissant espérer une stabilisation de l’activité, voire une inflexion à la hausse, les statistiques publiées en fin de mois on fait l’effet d’une douche froide. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier est tombé à 47,6 nettement ancré en zone de contraction (indice inférieur à 50). Le recul a été particulièrement marqué en Allemagne, où le secteur industriel est touché de plein fouet par la restructuration du secteur automobile. L’ouverture importante sur l’extérieur du pays l’expose par ailleurs directement aux incertitudes liées au Brexit et à la guerre commerciale sino-américaine. 

Ces données décevantes valident, à postériori, le tournant extrêmement accommodant adopté par les banques centrales. La BCE ainsi annoncé une nouvelle vague de refinancements à long terme pour les Banques (TLTRO), potentiellement à taux négatifs, tout en indiquant que les taux directeurs ne seraient pas relevés cette année. De l’autre côté de l’Atlantique, la réserve Fédérale américaine a indiqué que la réduction de son bilan s’achèverait en septembre de cette année. Les « dots », résumant les anticipations sur le niveau des taux directeurs des gouverneurs régionaux, indiquent maintenant une stabilité des taux directeurs en 2019 (contre encore deux hausses en décembre dernier), puis une dernière hausse en 2020. Dans ce contexte, les marchés obligataires ont bénéficié du repli marqué des taux longs. Le 10 ans américain est repassé en dessous des 2,5%, générant une inversion de la courbe des taux sur la partie 10 ans / 3 mois. Si le phénomène a, historiquement, été annonciateur d’une récession dans les 12 mois, il a probablement perdu de sa valeur prédictive dans un contexte où l’inversion s’explique essentiellement du repli des taux longs et non d’une hausse des taux courts. En Europe, le taux du Bund a replongé en territoire négatif, renouant avec les niveaux qui avaient été atteints en 2016.

Pour notre part, et en dépit des derniers chiffres qui ont été publiés, nous pensons que la croissance économique pourrait bénéficier d’une embellie sur la deuxième moitié de l’année. En effet, non seulement l’inflexion accommodante des politiques monétaires est favorable, mais les politiques budgétaires devraient elles aussi offrir un soutien, notamment en Europe et en Chine. Les inquiétudes quant à un « hard Brexit » ont, pour l’instant, été repoussées. Si celles liées à la guerre commerciale se dissipent, le marché action pourrait profiter de ce raffermissement de l’activité. Le rallye de ce début d’année ayant pour l’instant seulement corrigé les excès de la baisse de 2018, les valorisations actions ne sont pas tendues, mais proches de leur moyenne de long terme. Par ailleurs, les prévisions de résultat, qui étaient encore complaisantes l’année dernière, ont été très nettement révisées à la baisse, laissant de la place pour des surprises positives au T2.

Au total, nous continuons de privilégier les marchés actions aux obligations souveraines et maintenons une préférence pour l’Europe et les marchés émergents. Nous maintenons nos positions sur la dette à haut rendement et restons sous-pondéré sur les obligations souveraines. En revanche, nous avons pris des profits sur nos positions obligataires. Le niveau des taux longs nous semble excessivement bas aujourd’hui. Des surprises positives sur la croissance pourrait les pousser vers le haut, pesant ainsi sur la performance de la classe d’actif